Les jardins du Précambrien
Symposium 2009
Calendrier

Horaire

Le Symposium se tiendra du 3 juillet au 11 octobre 2010.

Du 3 juillet au 11 octobre, tous les jours, de 10 h à 17 h

Du 11 septembre au 11 octobre, SAMEDI ET DIMANCHE SEULEMENT, de 10 h à 17 h

Tous les jours
ATELIER D'ART IN SITU – ŒUVRE COLLECTIVE +++ TOUS LES JOURS ++ Plus d’infos
Une oeuvre collective, Empreintes, conceptualisée par le compositeur Yves Daoust sera réalisée par le public pendant toute la durée du symposium, du 11 juillet au 27 septembre 2009. Les visiteurs seront conviés à explorer la sonorité des lieux par la confection de carillons à l'aide de différentes matières organiques (d'origine végétale, minérale, animale, etc.) et recyclées. Ceux-ci seront ensuite suspendus entre les arbres le long du Sentier de la Sonorité. Ainsi, un concert de sculptures sonores, sans cesse amplifié par leur accumulation successive, sera ponctué d'une installation musicale électroacoustique d'Yves Daoust, inspirée des sons de la forêt.
Sam 11 juil
14h
Ouverture officielle - INAUGURATION DU SYMPOSIUM ++ Plus d’infos
En présence des artistes, de la commissaire Pascale Beaudet et des dignitaires, dont l’invité d’honneur et porte-parole Louis-Gilles Francoeur. Visite des lieux d’exposition.

Louis-Gilles Francoeur
Diplomé en philosophie et en sciences politiques, Louis-Gilles Francoeur travaille successivement comme journaliste au quotidien Le Droit (Ottawa), puis à Radio-Canada et à la station de radio CKAC (Montréal) avant de faire son entrée au journal Le Devoir en 1973.  Après avoir été assigné à la couverture des affaires internationales et des relations de travail, il devient responsable de la couverture environnementale au début des années 80, fonction qu’il occupe encore aujourd’hui. Il sera également chroniqueur environnemental à l’émission Indicatif Présent de Radio-Canada durant six ans. Doyen des reporters en environnement dans les grands quotidiens du Canada, ses reportages, enquêtes et dossiers lui valent de nombreux prix, notamment de l’Association des biologistes du Québec et de l’Association québécoise des techniques de l’eau. En 1988, il reçoit le prix Olivar-Asselin pour l’ensemble de sa carrière pour sa contribution au journalisme d’enquête et à l’émergence du débat environnemental au Québec. En 1997, il est désigné « Personnalité environnementale de l’année » par la Fondation québécoise en environnement. Et en l’an 2000, il est nommé au Cercle des Phénix de l’environnement du Québec.
Dim 12 juil
14h
TABLE RONDE avec la commissaire et les artistes du Symposium
Sam 18 juil
14h
Prestations de l’ATELIER QUÉBÉCOIS DE GÉOPOÉTIQUE ++ Plus d’infos

(regroupement de chercheurs/créateurs en géographie, arts et littérature)

14h  Agora du Merisier : Conférence de Rachel Bouvet « La géopoétique in situ » à suivie d’une discussion.

Atelier de frottis sur pierre animé par André Fournelle.

« Il est temps que la pierre consente à éclore. »
Paul Célan

Mon atelier de frottis sur pierre s’inscrit dans l’esprit de la conférence de Camille Laverdière sur les pierres, la géologie et la géomorphologie. La pierre, cette matière minérale solide que l’on trouve à la surface de l’écorce terrestre et qui raconte l’évolution de cette dernière, prendra vie sous les mains des participants.
Une pierre choisie, de préférence ayant une forme sphérique de manière à évoquer le microcosme, sera enveloppée de grands papiers blancs et les participants seront invités à en saisir des empreintes par la technique du frottis. Ainsi habillée, la pierre deviendra métaphore de la sphère terrestre, notre planète. Elle fera émerger des images de mémoire et de présence.
Une fois complétée cette activité, les papiers pourront accompagner la présentation de Laverdière.
« … les peintres… ont compris que nous étions capables, par notre alchimie intérieure, de donner vie au minéral comme la nature nous donne la vie. »
Fabienne Verdier,  Passagère du silence,  p. 256


Présentation de La Traversée et définition de la géopoétique

La Traversée – Atelier québécois de géopoétique a été créé en 2004, dans la foulée du colloque « Nomades, voyageurs, explorateurs, déambulateurs : les modalités du parcours dans la littérature » (Montréal, 4 et 5 décembre 2003). Affilié à l’Institut international de géopoétique, fondé par Kenneth White en 1989, il est également rattaché à Figura, le Centre de recherche sur le texte et l’imaginaire de l’Université du Québec à Montréal, ce qui lui assure une base universitaire stable, mais il est orienté vers l’extérieur, tourné vers le dehors en quelque sorte, autrement dit ouvert à toute personne intéressée par la géopoétique. Il reprend le projet initial de Portage (le premier groupement géopoétique au Québec) tout en se déployant en fonction de ses trois îlots: Montréal, Québec et Sherbrooke. Les membres de l’Atelier ont une prédilection pour les voyages, le nomadisme et l’errance; pour les paysages (nordiques, océaniques, désertiques, montagneux, urbains); pour la mémoire orale et la mémoire tellurienne (permettant d’aller chercher une géographie perdue); pour le rapport lieu-écriture et les interventions artistiques dans l’environnement. L'Atelier québécois de géopoétique organise différents types d'activités: des ateliers nomades, des rencontres «Au retour au voyageur / du flâneur / du grimpeur», des soirées d'étude ou de poésie, des conférences, des séminaires, des expositions, des publications. (Pour plus d’informations, voir le site www.latraversee.uqam.ca).

La géopoétique vise à « ouvrir un nouvel espace culturel en revenant à ce qui constitue la base de toute culture, à savoir le rapport entre l’être humain et la Terre, ce rapport étant conçu à la fois sur les plans sensible, intellectuel et expressif ». (K. White, Bulletin d’information de l’Institut international de géopoétique, printemps 2005, p. 2). Elle constitue un champ de recherche et de création orienté qui tente de faire converger des observations, des réflexions, des intuitions issues de la science, de la philosophie, de la poésie, des arts. Cette approche vise à questionner l'appréhension de l'espace à partir de différents points de vue et de méthodes diversifiées : par le biais de lectures et des recherches traditionnelles, bien sûr, mais aussi grâce aux interactions avec le paysage, grâce aux différentes pratiques créatrices qui en découlent. L'interdisciplinarité est inhérente à la géopoétique, d’où l’organisation de lieux de réflexion regroupant géographes, urbanistes, littéraires, poètes, sculpteurs, peintres, etc.

Organisateurs : Rachel Bouvet (professeure); Denise Brassard (poète et professeure); André Fournelle (sculpteur)

 

Dim 19 juil
11h
Suite des prestations de l’ATELIER QUÉBÉCOIS DE GÉOPOÉTIQUE, Hommage au poète et géographe Camille Laverdière ++ Plus d’infos

11h   Balade géopoétique en compagnie de Denise Brassard, Bertrand Gervais, Rachel Bouvet et Jean Morisset (Lecture de textes écrits sur les œuvres in situ) - Départ de la terrasse

14h  Agora Gaston-Miron : Hommage au poète et géographe Camille Laverdière
Entretien animé par Jean Morisset 
Récital de poésie animé par Éric Waddell et Jean-Claude Castelain.

16 h    [lieu à déterminer] Table ronde animée par Denise Brassard : « Création, géopoétique et territoire ». Participants : Richard Baillargeon,Virginie Belhumeur, Annie Dulong, André Fournelle.

Sam 25 juil
14h
Rencontre avec l’artiste Suzanne FerlandL au site numéro 6
Dim 26 juil
14h
Rencontre avec l’artiste Daniel Olson au site numéro 4
Sam 1 août
14h
Rencontre avec la poète invitée Hélène Monette
Dim 2 août
14h
Rencontre avec l’artiste Linda Covit au site numéro 3
Sam 8 août
14h
Conférence sur les liens entre l’environnement et l’art in situ avec l’invité d’honneur et porte-parole du Symposium Louis-Gilles Francoeur, animée par le journaliste Yanick Villedieu ++ Plus d’infos

Conférence sur les relations entre l’environnement et l’art in situ avec l’invité d’honneur et porte-parole du Symposium Louis-Gilles Francoeur, chroniqueur environnemental, animée par le journaliste Yanick Villedieu. La conférence a lieu le samedi. Le dimanche, une visite du site, une rencontre et des débats aux agoras sont proposés au public et seule une rencontre aura lieu le dimanche.

Louis-Gilles Francoeur
Diplomé en philosophie et en sciences politiques, Louis-Gilles Francoeur travaille successivement comme journaliste au quotidien Le Droit (Ottawa), puis à Radio-Canada et à la station de radio CKAC (Montréal) avant de faire son entrée au journal Le Devoir en 1973. Après avoir été assigné à la couverture des affaires internationales et des relations de travail, il devient responsable de la couverture environnementale au début des années 80, fonction qu’il occupe encore aujourd’hui. Il sera également chroniqueur environnemental à l’émission Indicatif Présent de Radio-Canada durant six ans. Doyen des reporters en environnement dans les grands quotidiens du Canada, ses reportages, enquêtes et dossiers lui valent de nombreux prix, notamment de l’Association des biologistes du Québec et de l’Association québécoise des techniques de l’eau. En 1988, il reçoit le prix Olivar-Asselin pour l’ensemble de sa carrière pour sa contribution au journalisme d’enquête et à l’émergence du débat environnemental au Québec. En 1997, il est désigné « Personnalité environnementale de l’année » par la Fondation québécoise en environnement. Et en l’an 2000, il est nommé au Cercle des Phénix de l’environnement du Québec.

Yanick Villedieu
Après des études à l'École supérieure de journalisme de Lille, Yanick Villedieu est devenu journaliste scientifique au magazine Québec-Science. Il est actuellement animateur et journaliste pour l'émission de radio Les Années lumière, présentée à la première chaîne de Radio-Canada, et chroniqueur pour le magazine L'Actualité. Yanick Villedieu est l'auteur de plusieurs livres, dont Un jour la santé (2002) et Demain la santé (1976). M. Villedieu est également conférencier. Ses écrits lui ont valu de nombreux prix, dont ceux de la Fondation nationale des magazines canadiens (2001, 2000, 1999 et 1998) et de l'Association canadienne des rédacteurs scientifiques (1996, 1994 et 1993)

Dim 9 août
14h
Rencontre avec Louis-Gilles Francoeur et Yanick Villedieu, Visite du site et débat aux agoras ++ Plus d’infos

Conférence sur les relations entre l’environnement et l’art in situ avec l’invité d’honneur et porte-parole du Symposium Louis-Gilles Francoeur, chroniqueur environnemental, animée par le journaliste Yanick Villedieu. La conférence a lieu le samedi. Le dimanche, une visite du site, une rencontre et des débats aux agoras sont proposés au public et seule une rencontre aura lieu le dimanche.

Louis-Gilles Francoeur
Diplomé en philosophie et en sciences politiques, Louis-Gilles Francoeur travaille successivement comme journaliste au quotidien Le Droit (Ottawa), puis à Radio-Canada et à la station de radio CKAC (Montréal) avant de faire son entrée au journal Le Devoir en 1973. Après avoir été assigné à la couverture des affaires internationales et des relations de travail, il devient responsable de la couverture environnementale au début des années 80, fonction qu’il occupe encore aujourd’hui. Il sera également chroniqueur environnemental à l’émission Indicatif Présent de Radio-Canada durant six ans. Doyen des reporters en environnement dans les grands quotidiens du Canada, ses reportages, enquêtes et dossiers lui valent de nombreux prix, notamment de l’Association des biologistes du Québec et de l’Association québécoise des techniques de l’eau. En 1988, il reçoit le prix Olivar-Asselin pour l’ensemble de sa carrière pour sa contribution au journalisme d’enquête et à l’émergence du débat environnemental au Québec. En 1997, il est désigné « Personnalité environnementale de l’année » par la Fondation québécoise en environnement. Et en l’an 2000, il est nommé au Cercle des Phénix de l’environnement du Québec.

Yanick Villedieu
Après des études à l'École supérieure de journalisme de Lille, Yanick Villedieu est devenu journaliste scientifique au magazine Québec-Science. Il est actuellement animateur et journaliste pour l'émission de radio Les Années lumière, présentée à la première chaîne de Radio-Canada, et chroniqueur pour le magazine L'Actualité. Yanick Villedieu est l'auteur de plusieurs livres, dont Un jour la santé (2002) et Demain la santé (1976). M. Villedieu est également conférencier. Ses écrits lui ont valu de nombreux prix, dont ceux de la Fondation nationale des magazines canadiens (2001, 2000, 1999 et 1998) et de l'Association canadienne des rédacteurs scientifiques (1996, 1994 et 1993)

Sam 15 août
14h
Table ronde ÉCRIRE SUR L’ART AU QUÉBEC en collaboration avec l’UNEQ (Union des écrivaines et écrivains du Québec). Animée par Gilles Lapointe, cette activité se tiendra sous le chapiteau et aux agoras
Écrivains invités : François Hébert, Gilbert Dupuis et Annie Molin Vasseur
++ Plus d’infos

Table ronde ÉCRIRE SUR L’ART AU QUÉBEC en collaboration avec l’UNEQ (Union
des écrivaines et écrivains du Québec). Animée par Gilles Lapointe, cette activité se
tiendra sous le chapiteau et aux agoras. Écrivains invités : Annie Molin Vasseur, François Hébert et Gilbert Dupuis.
Ces rencontres visent à favoriser les échanges entre la création littéraire et l’art in situ. Le dimanche seulement : Performances de Monique Juteau et Gilles Pellerin aux agoras.

Depuis toujours, l’écrivain est tenté par la « mise en mots » de l’œuvre d’art. Aussi, grâce au relais de l’écriture, prévaut depuis longtemps au Québec, entre l’écrivain et le monde des arts visuels, un rapport intime et privilégié. Qu’en est-il aujourd’hui de cette alliance ? Artistes et écrivains partagent-ils encore des préoccupations semblables (au plan d’abord artistique, mais aussi éthique et politique), ou ont-ils, au contraire avec le temps déserté l’espace commun ?

À l’occasion d’une table ronde ayant pour thème « Écrire sur l’art au Québec », conférenciers et public sont invités à discuter de la relation actuelle qui relie les écrivains au monde des arts visuels. Quels motifs incitent aujourd’hui un écrivain à écrire sur l’art ? Quelles places sont dévolues à l’écrivain critique d’art, à l’écrivain peintre et au peintre écrivain ?  Depuis sa position d’observateur privilégié, l’écrivain peut-il ouvrir la réflexion sur l’art à des questionnements inédits (sur les enjeux identitaires, par exemple, un sujet que semblent le plus souvent éviter les historiens d’art) ? Quelle est la position de l’écrivain québécois dans le débat actuel qui, fréquemment encore, divise le grand public et les tenants de l’art contemporain ? Ces  questions essentielles, ainsi que plusieurs autres, seront débattues lors de cette journée à laquelle le public est cordialement invité à participer.

Animateur : Gilles Lapointe
Gilles Lapointe est professeur au Département d’histoire de l’art de l’UQAM. Il s’intéresse aux écrits d’artistes et a consacré plusieurs travaux au mouvement automatiste québécois. Parmi ceux-ci, signalons l’édition critique des Écrits I (1987) et Écrits II  (1997) de Paul-Émile Borduas parue aux Presses de l’Université de Montréal et réalisée en collaboration avec André G. Bourassa et Jean Fisette. Il a cosigné en 2001, avec l'artiste René Derouin, Pour une culture du territoire et, en 2007, Les Jardins du précambrien. Symposiums internationaux d’art in situ 2001-2006. Il est aussi fait paraître chez Fides des essais intitulés L’envol des signes. Borduas et ses lettres (1996) et La Comète automatiste (2008).

Invités (membres de l’UNEQ) :
Notices biographiques extraites de : http://www.litterature.org

Gilbert Dupuis
Dramaturge, Gilbert Dupuis fonde avec des camarades le Théâtre de Quartier où il travaillera près de dix ans en tant qu'auteur, comédien, metteur en scène et animateur. Il a reçu le Prix du Gouverneur général du Canada pour sa pièce Mon oncle Marcel qui vague vague près du métro Berri en 1991. Sa pièce Kushapatshikan ou La Tente tremblante a été mise en nomination pour le Prix du Gouverneur général et le Grand Prix littéraire du Journal de Montréal, et elle a remporté le Prix Le Signet d'or de Radio-Québec. Son roman jeunesse La Déconfiture du docteur Croche a été mis en nomination pour le Prix de la littérature jeunesse du Conseil des Arts du Canada. Son parcours scénique, intitulé Déséquilibre et produit par Dynamo Théâtre, a été mis en nomination pour le Prix Chalmer du Conseil des arts de l'Ontario. Sa pièce L'histoire de la jeune fille qui voulait toucher aux étoiles a été primée au concours de Radio France lors de la Semaine du théâtre francophone à Mantes la Jolie, en France. Il est également l’auteur d’une trilogie romanesque – L’Étoile noire, Les Cendres de Correlieu, La Chambre morte – liée à la gestuelle automatiste (Hexagone et VLB).

François Hébert
Poète, essayiste et romancier, François Hébert fait ses études au Collège Stanislas de Montréal, puis à l'Université de Montréal et enfin à l'Université d'Aix-Marseille où il obtient un doctorat pour sa recherche sur l'oeuvre romanesque de d'André Malraux. Depuis 1972, il est professeur de littérature à l'Université de Montréal; il y enseigne les littératures française et québécoise tout en y animant des ateliers de création. Il a également été directeur littéraire des éditions Quinze, critique littéraire au quotidien Le Devoir et directeur de la revue Liberté.

Annie Molin Vasseur
Romancière, nouvelliste et poète, Annie Molin Vasseur obtient une licence ès lettres (lettres modernes, spécialisation en littérature et théâtre) de l'Université de Paris III et de l'Université de Paris VII en 1972; elle est ensuite auditrice libre à Oakland University (Street theatre). Actrice pendant plusieurs années au Living Theatre de New York, elle immigre au Canada en 1981. Elle a longtemps travaillé dans le domaine des arts visuels. Finissante en 2006 de l’INIS (Institut National de l’Image et du Son) en tant que scénariste, elle se partage actuellement entre littérature et cinéma. Elle devient réalisatrice avec un premier court métrage tourné en 2008 intitulé Entre Deux mondes.

Dim 16 août
14h
Suite de la table ronde ÉCRIRE SUR L’ART AU QUÉBEC Performances de Monique Juteau et Gilles Pellerin aux agoras ++ Plus d’infos

Table ronde ÉCRIRE SUR L’ART AU QUÉBEC en collaboration avec l’UNEQ (Union des écrivaines et écrivains du Québec). Animée par Gilles Lapointe, cette activité se tiendra sous le chapiteau et aux agoras. Écrivains invités : Annie Molin Vasseur, François Hébert et Gilbert Dupuis. Ces rencontres visent à favoriser les échanges entre la création littéraire et l’art in situ. Le dimanche seulement : Performances de Monique Juteau et Gilles Pellerin aux agoras.

Depuis toujours, l’écrivain est tenté par la « mise en mots » de l’œuvre d’art. Aussi, grâce au relais de l’écriture, prévaut depuis longtemps au Québec, entre l’écrivain et le monde des arts visuels, un rapport intime et privilégié. Qu’en est-il aujourd’hui de cette alliance ? Artistes et écrivains partagent-ils encore des préoccupations semblables (au plan d’abord artistique, mais aussi éthique et politique), ou ont-ils, au contraire avec le temps déserté l’espace commun ?

À l’occasion d’une table ronde ayant pour thème « Écrire sur l’art au Québec », conférenciers et public sont invités à discuter de la relation actuelle qui relie les écrivains au monde des arts visuels. Quels motifs incitent aujourd’hui un écrivain à écrire sur l’art ? Quelles places sont dévolues à l’écrivain critique d’art, à l’écrivain peintre et au peintre écrivain ?  Depuis sa position d’observateur privilégié, l’écrivain peut-il ouvrir la réflexion sur l’art à des questionnements inédits (sur les enjeux identitaires, par exemple, un sujet que semblent le plus souvent éviter les historiens d’art) ? Quelle est la position de l’écrivain québécois dans le débat actuel qui, fréquemment encore, divise le grand public et les tenants de l’art contemporain ? Ces  questions essentielles, ainsi que plusieurs autres, seront débattues lors de cette journée à laquelle le public est cordialement invité à participer.

Animateur : Gilles Lapointe
Gilles Lapointe est professeur au Département d’histoire de l’art de l’UQAM. Il s’intéresse aux écrits d’artistes et a consacré plusieurs travaux au mouvement automatiste québécois. Parmi ceux-ci, signalons l’édition critique des Écrits I (1987) et Écrits II  (1997) de Paul-Émile Borduas parue aux Presses de l’Université de Montréal et réalisée en collaboration avec André G. Bourassa et Jean Fisette. Il a cosigné en 2001, avec l'artiste René Derouin, Pour une culture du territoire et, en 2007, Les Jardins du précambrien. Symposiums internationaux d’art in situ 2001-2006. Il est aussi fait paraître chez Fides des essais intitulés L’envol des signes. Borduas et ses lettres (1996) et La Comète automatiste (2008).

Invités (membres de l’UNEQ) :
Notices biographiques extraites de : http://www.litterature.org

Monique Juteau
Poète et romancière, Monique Juteau est détentrice d’une maîtrise en études littéraires à l'Université du Québec à Trois-Rivières et d’un baccalauréat spécialisé en français, option théâtre, à l'Université de Sherbrooke. Depuis 1992, elle fréquente le monde des arts visuels en associant son travail avec celui du peintre Jean-Pierre Gaudreau et Jo Ann Landreville pour produire des livres d'artistes et des expositions. Radio-Canada et Télé-Québec ont mis en ondes des extraits de ses textes. Elle a publié dans plusieurs revues. Monique Juteau a été lauréate, en 1986, du Concours littéraire de la Société littéraire des écrivains de la Mauricie. Elle a aussi reçu, en 1997, le Prix de littérature Gérald-Godin décerné par la ville de Trois-Rivières pour son recueil de poésie Des jours de chemins perdus et retrouvés. En 2000, enfin, le Conseil de la culture et des communications du Coeur-du-Québec lui décernait sa Bourse Excellence. En 2001, elle reçoit le Prix Félix-Antoine-Savard pour le meilleur poème paru en revue au Québec en 2000-2001. Elle obtient, en 2002, le prix Audace Télé-Québec. La même année, elle remporte le Grand prix littéraire Radio-Canada, catégorie Récit de voyage, 2ème prix, pour Paris / Bombay en quatre chambres et une antichambre.

Gilles Pellerin
Nouvelliste, Gilles Pellerin est titulaire d’une maîtrise de l'Université Laval. Il a été gérant de librairie, chroniqueur littéraire et critique pour la radio de Radio-Canada et plusieurs revues (Livres et auteurs québécois, Lettres québécoises et Nuit Blanche). En 1985, il participe à la création des Éditions de L'instant Même dont il est le directeur littéraire. Il enseigne actuellement au Cégep F.-X.-Garneau de Québec. En 2007, il est accueilli comme membre de l'Académie des Lettres du Québec. Gilles Pellerin a été finaliste au Prix du Gouverneur Général du Canada en 1992 avec Je reviens avec la nuit. La nouvelle Le songe lui a valu le premier prix du Concours de nouvelles de l'OFQJ en 1988, année où il remportait également, avec Ni le lieu ni l'heure, le prix Logidisque de la science-fiction québécoise.

Sam 22 août
14h
Rencontre ART IN SITU. Table ronde, débats et analyses sur les enjeux de l’art in situ dans la société actuelle
Invités : Helen Escobedo, John K. Grande, Hervé Fisher et Dominique Laquerre, animée par Dominique Charbonneau
++ Plus d’infos

Table ronde, débats et analyses sur les enjeux de l’art in situ dans la
société actuelle. Invités : Helen Escobedo, John K. Grande, Hervé Fisher et Dominique Laquerre, animatrice : Dominique Charbonneau. Dimanche seulement : À ces derniers s’ajoutent les artistes visuels Linda Covit et Marc Dulude qui invitent le public à découvrir leur oeuvre. Discussion et débats.

Organisatrice : Dominique Charbonneau
Une passion ça se partage. Dominique Charbonneau a privilégié la voie de la radio pour communiquer son goût des arts et de la culture depuis plus de trente ans à Radio-Canada. Elle y a été journaliste, chroniqueur, réalisatrice et animatrice. On ne guérit pas d’une passion. On en vit. Et quand un très estimé artiste comme René Derouin lui demande de concevoir un colloque et une soirée manifestive autour du rapport de l’artiste et du public pour le Symposium de 2007, elle n’hésite pas à plonger. Expérience plus que concluante qui la mène à ces rencontres de 2009 sur l’art in situ, dans les Jardins du précambrien, terre d’asile pour gens passionnés dont elle est.

Animateur : Réjean Gaudreau, journaliste et professeur à l'UQÀM

Invités :

Helen Escobedo
Helen Escobedo est une artiste de renommée internationale, spécialisée en sculpture environnementale et in situ. Elle vit et travaille au Mexique et en Allemagne, naviguant entre ses deux ateliers. Née à México d'une mère anglaise et d'un père mexicain, elle est l’héritière d’un patrimoine multiculturel. Elle détient une maîtrise en sculpture du Royal College of Art de Londres et a obtenu une Bourse Guggenheim en 1991. Étant l’une des premières artistes de sa génération à considérer la spécificité du lieu, autant à travers ses œuvres permanentes qu’éphémères, elle est aussi une précurseure dans le champ des installations non permanentes, réalisées à partir de matières organiques et industrielles trouvées au Mexique. Son travail est présenté partout dans le monde, notamment en Nouvelle Zélande, en Israël, en Angleterre, au Canada, au États-Unis et en Amérique du Sud. Dans sa carrière, Escobedo a exploré de multiples fonctions dans le monde de l’art : elle a notamment été directrice de trois grands musées de la ville de México en plus d’avoir de nombreux écrits et conférences sur l'art contemporain à son actif. Helen Escobedo exprime, à travers ses réalisations, les relations intimes entre l'art et l’environnement (naturel et industriel), entre l'histoire et l’identité individuelle et collective. (Traduction libre à partir du contenu extrait du site : http://www.helen-escobedo.com/)

Hervé Fisher
Artiste-philosophe, né à Paris (France) en 1941, Hervé Fischer a étudié à l'École Normale Supérieure de Paris. Il a consacré sa maîtrise à la philosophie politique de Spinoza (sous la direction de Raymond Aron), et sa thèse de doctorat à la sociologie de la couleur (Université du Québec à Montréal). Pendant de nombreuses années il enseigne la sociologie de la culture et de la communication à la Sorbonne-Paris V (Maître de conférences en 1981). À Paris il est aussi professeur à l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (1969-1980). On lui doit de nombreux articles spécialisés, participations à des ouvrages collectifs et conférences dans le domaine des arts, de la science et de la technologie, en rapport avec la société. Parallèlement il mène une carrière d'artiste multimédia. Fondateur de « l'art sociologique » (1971), il est l'initiateur de projets de participation populaire avec la radio, la presse et la télévision dans de nombreux pays d'Europe et d'Amérique latine, avant de venir s'installer au Québec au début des années 80.

Dominique Laquerre
Née à Victoriaville, 1959. Vit et travaille à Chesterville, Québec.
D’abord axé sur la peinture et le dessin, le travail de Dominique Laquerre a intégré très tôt les pratiques installatives. En 1989, elle est la première plasticienne québécoise en résidence à la Fondation Na-Bolom, dans l’État du Chiapas au Mexique, dirigé par la photographe et écologiste Gertrude Blom. L’année 1992 marque un tournant dans la trajectoire artistique de Dominique Laquerre : l’annonce de la construction d’une gigantesque ligne de transport d’électricité, sans consultation des populations touchées, l’amène à intervenir artistiquement dans un débat qui secoue sa communauté rurale, au coeur des Appalaches. C’est ainsi que Échelles réduites, un ensemble d’actions et d’installations éphémères, co-signé avec Daniel Jean, est réalisé dans un boisé situé sur le tracé retenu pour l’emprise des pylônes. Cette forêt où elle réside, ainsi épargnée, est devenue son atelier à ciel ouvert et son principal lieu de création. Depuis, elle a réalisé d’autres projets in situ : L’arbre généalogique, Repères et enfin Ligne de vie, des œuvres-processus qui impliquent la participation de la communauté. Pour Dominique Laquerre, il y a dans les expériences individuelles une dimension universelle que l’art peut contribuer à révéler. L’artiste s’intéresse actuellement à une histoire faisant partie de l’héritage d’un nombre impressionnant de québécois : la migration aux États-Unis, entre 1850 et 1930, de plus d’un demi million de canadiens-français. Ces projets au long cours, à l’intersection entre l’art environnemental et les pratiques relationnelles, abordent de façon originale la mémoire collective et les liens que l’humain tisse avec son territoire.

John K. Grande
L'écrivain John K. Grande vit et travaille à Montréal. Il a publié de nombreux articles et comptes-rendus dans Artforum, Vice Versa, Sculpture, British Journal of Photography, Espace Sculpture, CIRCA, Public Art Review, Vie des Arts, Landscape Architecture, Fibrearts et Canadian Forum. Il est également l’auteur de plusieurs ouvrages, dont Dialogues in Diversity; Art from Marginal to Mainstream (Pari Publishing, 2007), Art Nature Dialogues: Interviews with Environmental Artists (Suny Press, 2004), Jouer avec le feu : Armand Vaillancourt ; artiste engagé (Lanctôt, 2001), David Sorensen : abstraction d'ici à maintenant (Centre culturel Yvonne L. Bombardier, 2001), Interwining : Landscape, Technology, Issues, Artists (Black Rose Books, 1998), et co-auteur de Nils-Udo : de l'art avec la nature (Wienand Verlag, Cologne, Allemagne, 2000). Il est aussi conservateur de l'exposition Earth Art au Royal Botanical Gardens (Burlington, Ontario) en 2009.

Dim 23 août
14h
Rencontre avec les artistes visuels Linda Covit et Marc Dulude. ++ Plus d’infos

Les artistes visuels Linda Covit et Marc Dulude invitent le public à découvrir leur oeuvre. Discussion et débats.

 

Artiste chevronnée, Linda Covit vit et travaille à Montréal. Elle a réalisé plus de 30 œuvres d’art public, principalement dans sa ville de résidence (notamment pour le parc Jarry et le parc du Mont-Royal), mais aussi au Canada et aux États-Unis. Récipiendaire de nombreux prix et bourses, elle a également exposé au Canada, aux États-Unis et au Japon.

 

Marc Dulude vit et travaille à Montréal. Détenteur d’une maîtrise en arts visuels de l’Université du Québec à Chicoutimi, il a exposé à différents centres d’artistes et centres d’exposition du Québec. Marc a représenté le Québec aux 5e Jeux de la Francophonie à Niamey (Niger) où il a remporté une médaille d’argent. Il a aussi réalisé une œuvre éphémère pour le bassin de l’esplanade de la Place des Arts à Montréal.
 

Sam 5 sept
14h
Concert de carillons avec le compositeur Yves Daoust dans le Sentier de la Sonorité ++ Plus d’infos
Yves Daoust invite le public à participer à un happening musical dans les Jardins du Précambrien. Initiateur de l'oeuvre collective, Empreintes, Yves Daoust a composé la musique originale qui accompagne, dans le Sentier de la Sonorité, le son des carillons, créés par les visiteurs au fil du symposium 2009. Maintenant, il propose d'orchestrer un concert de carillons dans lequel les visiteurs seront les musiciens.
FÊTE DU TRAVAIL : les Jardins du Précambrien sont ouverts de 10h à 18h
Sam 19 sept
14h
Événement-bénéfice ++ Plus d’infos

Le samedi 19 septembre prochain, la Fondation Derouin tiendra son 5e événement-bénéfice annuel dans les Jardins du Précambrien, sous la présidence d'honneur de messieurs Jean Turmel, François Marchand et Paul Calcé.
Cet événement constitue une source de financement essentielle pour la Fondation Derouin. Les fonds recueillis seront affectés à la poursuite de sa mission et à l’aménagement du site des Jardins du Précambrien en vue de la présentation des futurs symposiums.

Coût : 150 $ par personne

Votre participation vous donne droit aux avantages suivants :

  • Une visite guidée et commentée du 10e Symposium international d’art in situ, “ CHEMINS ET TRACÉS ”;
  • En primeur – œuvres récentes de René Derouin, “ La suite Chapelle/Capilla 2008-2009 ”;
  • Un cocktail dînatoire;
  • La chance de gagner une estampe rehaussée de René Derouin d’une valeur de 3 500 $ et un relief céramique de 5 000 $;
  • Un cadeau surprise de l’artiste;
  • Et un reçu pour fins d’impôt au montant de 125 $;
  • Veuillez réserver vos places en communiquant avec Hélène M. Stevens par téléphone au  514-761-5246, par télécopie au  514-761-2606, par la poste à l’adresse suivante : 128, rue François, Île des Sœurs, Montréal (Québec) H3E 1E3 ou par internet à : tdoyon1@sympatico.ca
Dim 4 oct
10h à 18h
Journée des Ressources Naturelles ++ Plus d’infos
Sur un parcours de 3 km de sentiers balisés en pleine nature, découvrez les Jardins du Précambrien et ses richesses naturelles à Val-David. Les Jardins du Précambrien sont nés de la volonté de l’artiste René Derouin de rendre l’art in situ (inspiré des lieux)  accessible et de préserver un territoire naturel, un bel exemple de l’ère précambrienne. Aire de pique-nique.

VISITES SCOLAIRES SUR RENDEZ VOUS EN SEMAINE